top of page

L’hiver dans la vallée de la Guisane

  • 27 déc. 2018
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 27 févr.

Hautes-Alpes

 

27 décembre 2018

 

Pour les fêtes de Noël, nous passons une semaine en famille dans le massif des Ecrins.

C’est dans la vallée de la Guisane, au cœur du pittoresque village du Monêtier-les-Bains que nous posons nos valises. Le long de la vallée, la grande station de sport d’hiver de Serre-Chevalier serpente le long des montagnes. J’ai de beaux souvenirs de glisse dans ces pentes poudreuses, mais en cette fin année, la neige est plutôt timide. Le prix prohibitif des loisirs hivernaux de la station et la piètre qualité de l’enneigement, me motive à envisager des alternatives durant cette semaine.

 

La maison qui nous accueille se trouve au centre du village face aux falaises de l’Eychauda, de Cibouit, la roche des Agneaux et le vallon du Grand Tabuc. Mais c’est le sommet de la Croix Ste Marguerite qui attire mon attention.

Culminant à 2590m, recouverte d’un moelleux duvet blanc et se jouant des lumières furtives entre nuages et soleil, une scène toute en douceur se dévoile. J’aurai d’ailleurs l’occasion de l’immortaliser dans plein d’ambiances différentes, de nuit, le matin au lever du soleil ou même en timelapse.

 


 

Video du timelapse :

 

 

Un soir, alors que le village s’endort paisiblement, mon sac sur le dos, je pars revoir un joli torrent, le Grand Tabuc, qui est déjà passé maintes fois devant mon objectif. La température n’est pas très froide, et les étoiles brillent. Je rejoins la Guisane et la longe jusqu’à son affluent.

La lune est presque pleine ce qui me permet de me passer de ma lampe frontale. Après une petite demi-heure de marche dans cette ambiance feutrée et solitaire, j’arrive à l’endroit souhaité.

Avant de se jeter dans la Guisane, le torrent du Grand Tabuc s’élargit. Des vestiges de crues fougueuses laissent imaginer leurs puissances, charriant cailloux et galets dans un tumulte d’eau bouillonnante.

Mais ce soir-là, point de courant indomptable, un sage filet d’eau sillonne dans son lit, entouré de champignons de neige.

Je cherche quelques compositions agréables. Le torrent se sépare en deux bras, et invite notre regard à suivre sa descente. Plus haut, le vallon du Grand Tabuc et les hauts sommets des Ecrins, surveillés par un chapelet d’étoiles.

 

 



Je décide ensuite de capturer le bas du torrent avec le village encore illuminé.

Cet endroit respire la tranquillité, à cette heure tardive.

 


 


La semaine s’écoule et je propose à mon fils d’aller nous balader sur les hauteurs des montagnes de l’adret.

 

Nous nous engageons sur un agréable sentier qui monte paisiblement en traversant la pente. J’aime trouver dans cette montagne des coins calmes loin de l’afflux touristique. J’ai souvent l’impression que l’attrait de ces stations n’est réduit pour la plupart des visiteurs, qu’à la qualité de leur remontés mécaniques et l’entretien des pistes. Cela va tellement à l’encontre de l’idée que je me fais de la montagne. Évidemment, je pratique beaucoup les sports d’hiver, mais pas dans cet état d’esprit. Pour moi la glisse doit être pure, belle, vierge orchestrée dans des grandes pentes, le plus loin possible des aménagements humains. Ou si remontés mécaniques il y a, elles doivent être discrètes et laisser à la nature, la place qu’elle mérite.

 

Donc, revenons sur notre sentier. Après une petite heure de marche, la neige devient assez présente. Les congères recouvrant de temps en temps le chemin, nous obligent même à chausser les raquettes.

Le temps est magnifique et nous avons même le plaisir d’apercevoir au loin, quelques bouquetins qui profitent encore d’une arrivée en douceur de l’hiver. Bientôt sa rigueur deviendra pour eux, une lutte de chaque instant pour leur survie.

Nous passons devant une petite chapelle et poursuivons notre balade.

Au-dessus d’un petit vallon, nous apercevons pour notre plus grand bonheur, un troupeau de mouflons. J’étais loin d’imaginer que ces ovidés pouvaient se promener dans les parages. Bien entendu, je n’avais pas pris mon objectif fétiche pour l’animalier, c’est donc dans leur environnement montagneux que j’intègre ces beaux animaux. Mais quel plaisir de les admirer à l’état sauvage.

 

 



Mais l’heure passe et il nous faut quitter nos amis. Sur le chemin du retour, le ciel se pare de nuages d’altitude qui, petit à petit, se teintent de couleurs somptueuses. Je devine qu’au fur et à mesure de la descente du soleil, ces couleurs vont devenir intenses et même spectaculaires. Selon l’altitude des nuages, cela peut s’embraser et donner un spectacle grandiose.

Ce soir-là, ce ne sera pas l’explosion tant attendue, mais tout de même, un joli ciel bien décoré, aux couleurs roses, pourpres, orangées, qui conclut notre balade d’une des plus belles manières.

 





Commentaires


bottom of page